Pour l’essai routier du jour, nous sommes à bord du Mercedes Benz GLE 350de 4MATIC, une automobile aux dimensions tout sauf modestes et dotée d’une motorisation vraiment très particulière.



Je me souviens encore de la fin des années 90, quand Mercedes présenta le ML, l’ancêtre de ce que nous appelons aujourd’hui le Mercedes GLE. Le ML a été une véritable pierre angulaire du segment des SUV, à une époque où les rivaux européens n’existaient pas encore. Avec le ML, Mercedes a repris les aptitudes tout-terrain d’un Classe G tout en le rendant bien plus utilisable sur route. Les années nous ont confirmé que le mélange était gagnant : nous voici en effet aujourd’hui face à sa quatrième évolution, le GLE.

Mercedes nous a toujours habitués à une élégance raffinée, et ce GLE n’est pas en reste ! Ses lignes épurées, qui par moments évoquent le passé, dissimulent les véritables dimensions de ce gentil géant. Nous sommes face à une automobile aux mesures très imposantes : 4,93 mètres de longueur, 1,95 mètre de largeur et pas moins de 1,80 mètre de hauteur. Des dimensions aussi généreuses, et un empattement de 3 mètres, se traduisent par une habitabilité intérieure digne de la première classe. L’énorme toit panoramique en verre permet à l’habitacle d’être baigné d’une lumière naturelle chaude et enveloppante.

La finition Premium offre en outre des jantes de 20 pouces de série. Le modèle de notre essai était toutefois équipé de jantes AMG de 21 pouces et, pour accentuer son esprit tout-terrain, de marchepieds latéraux en aluminium.



Une fois installés à l’intérieur du GLE, nous découvrons un environnement à l’agencement très classique, dominé toutefois par deux écrans qui forment ensemble le système d’infodivertissement MBUX. Comme sur le Classe B, essayé précédemment, on retrouve toutes les fonctionnalités intelligentes, développées avec l’aide de l’intelligence artificielle, projetées cette fois sur deux écrans aux dimensions nettement plus généreuses : 12,3 pouces.



Les fonctions reposant sur les caméras extérieures de la voiture méritent d’être signalées ; outre la réalité augmentée du système de navigation, j’ai trouvé très pratique l’activation de la caméra grand angle avant lorsque l’on s’arrête à un feu rouge. De cette façon, nul besoin de se pencher pour voir quand le feu passe au vert : il suffit de jeter un œil à l’écran central ! L’intérieur du GLE ne cesse d’étonner même à la tombée de la nuit : on apprécie en effet un éclairage d’ambiance très soigné, disponible en 64 couleurs différentes. Les bandeaux de LED enveloppent toute la planche de bord, les portières et les poignées du tunnel central. En résumé, nous nous retrouvons face à un habitacle qui, esthétiquement, reflète ce que le Mercedes GLE nous communique de l’extérieur : raffiné, moderne et soigné dans les moindres détails.



Un autre aspect intéressant du GLE se trouve assurément sous le capot, grâce à un groupe motopropulseur très particulier. Nous avons en effet une motorisation hybride rechargeable, dont la partie thermique est confiée à un moteur diesel. Ce diesel est un quatre cylindres 2.0 de 194 chevaux et 350 Nm de couple qui, vu ses dimensions, pourrait faire tiquer plus d’un. À l’intérieur de la boîte 9G Tronic se cache toutefois un second propulseur, électrique cette fois, de 136 chevaux et 440 Nm de couple. Le résultat est un groupe motopropulseur capable de délivrer 320 chevaux et pas moins de 700 Nm de couple. Pas mal, non ?



La batterie nécessaire pour alimenter le propulseur électrique est énorme : pas moins de 31 kWh. Sa capacité est bien supérieure à celle de certaines automobiles entièrement électriques, ce qui autorise des parcours en électrique très intéressants. Mercedes annonce 100 km d’autonomie et, avec les bons réflexes, je suis parvenu à en parcourir environ 80 entre routes nationales et ville. Batterie vide, la voiture se comporte comme une hybride classique, en atteignant malgré tout des consommations très intéressantes pour ce type de véhicule. Pendant l’essai, j’ai en effet réussi à obtenir une moyenne d’environ 14 km par litre de carburant.



La batterie se recharge en courant alternatif grâce à un chargeur embarqué triphasé de 7,4 kW, ou bien l’on peut demander en option la recharge en courant continu à 50 kW. Les temps de recharge, et les coûts, varient beaucoup selon l’endroit où l’on recharge et à quelle vitesse. Le scénario idéal pour une voiture de ce genre est de la recharger à la maison ou au bureau. En chargeant via une wallbox de 3 kW, une nuit suffit, et un peu plus de 7 euros, pour récupérer toute l’autonomie.
Mais comment se comporte cette Mercedes au volant ? De manière inattendue, elle est vive ! Le poids de 2600 kg est conséquent, mais grâce à son puissant groupe motopropulseur et au couple maximal délivré dès le démarrage par le propulseur électrique, elle parvient à se déplacer avec beaucoup d’agilité dans toutes les situations.

Malgré cela, nous ne sommes pas face à une voiture sportive : tout reste centré sur le confort de marche. Les suspensions pneumatiques AIRMATIC absorbent les aspérités de façon excellente et, malgré les jantes de 21 pouces, on a l’impression de voyager sur un tapis volant. La boîte automatique à 9 rapports a par ailleurs toujours le bon rapport et permet de rouler sur autoroute à des régimes très bas, réduisant ainsi le bruit et surtout les consommations. L’excellente répartition du couple, offerte par la transmission 4Matic, permet enfin d’affronter à peu près toutes les difficultés dues à des conditions météorologiques défavorables ou à des terrains accidentés. Pour compléter une excellente expérience de conduite, on trouve enfin un très bon régulateur de vitesse adaptatif et des phares Multibeam LED qui garantissent un excellent éclairage nocturne. Le Mercedes Benz GLE confirme toutes les attentes que nous avions : confortable, intelligent, innovant et inarrêtable.



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