Tesla Model S Performance – front three-quarter, blue metallic on a country road

Tesla Model 3 Performance : un nouveau concept de vitesse !

Pour l’essai sur route du jour, nous sommes à bord d’une Tesla Model 3 Performance. Cela faisait très longtemps que je souhaitais l’essayer, et la voici enfin entre mes mains. Il y a quelques mois, j’ai eu le plaisir d’essayer la Model 3 en version Long Range et elle m’avait déjà beaucoup plu ; celle-ci, en revanche, m’a conquis.

CAR_SHOOTERS_Tesla_Model_S_Performance_Prova_su_Strada_51 – front three-quarter, dark blue against a mountain backdropTesla Model S Performance – rear three-quarter, blue against a mountain backdropTesla Model S Performance – detail, taillight and badge close-up

Conduire une Tesla Model 3 Performance dans un endroit pareil est une expérience unique. Nous sommes sur les Monts Sibyllins, sur les routes qui mènent à Castelluccio di Norcia. Plus précisément, nous nous trouvons au cœur du Parc national des Monts Sibyllins, dans une zone qui a malheureusement été frappée en 2016 par un terrible tremblement de terre qui a rayé de la carte des villages entiers. Un lieu sans aucun doute saisissant, où même le mauvais temps n’a pas réussi à nous gâcher l’expérience.

Tesla Model S Performance – front three-quarter, dark blue against a mountain backdropTesla Model S Performance – rear three-quarter, blue on a mountain roadTesla Model S Performance – side profile, dark blue on a mountain road

Extérieurement, peu de choses changent par rapport à la Long Range déjà essayée : la Tesla Model 3 Performance se distingue par une poignée de détails. On trouve des jantes plus grandes, de vingt pouces, et de couleur noire. Les suspensions sont légèrement rabaissées et, sur le capot arrière, un petit spoiler en fibre de carbone fait son apparition.

Tesla Model S Performance – front three-quarter, dark blue against a mountain backdropTesla Model S Performance – detail, carbon fiber rear spoiler close-upTesla Model S Performance – detail, alloy wheel close-up

Les plus grandes différences sont à la conduite, un plaisir unique. Virage après virage, ligne droite après ligne droite, elle vous coupe le souffle. Un bistouri sur quatre roues, tant elle est précise, littéralement collée à l’asphalte. Même le système de freinage, qui sur les autres Tesla ne m’avait jamais convaincu à 100 %, réussit ici à me laisser bouche bée. Sur route, malgré un poids de la voiture qui reste élevé et des vitesses importantes, il est très difficile de mettre les freins en difficulté.

Tesla Model S Performance – front three-quarter, dark blue on a country roadTesla Model S Performance – rear view, dark blue on a mountain roadTesla Model S Performance – detail, dual motor badge and taillight close-up

Les virages défilent en un clin d’œil et je me retrouve soudain devant les plateaux de Castelluccio. Un lieu qu’à la période de mai-juin j’oserais qualifier de magique, tant il se remplit de couleurs grâce à la fameuse floraison des lentilles, produit typique de la région. Un cadre sans aucun doute particulier, d’autant qu’au pied d’une montagne on peut trouver un bois caractéristique en « forme d’Italie », créé en 1961 à l’occasion du centenaire de l’unité de la nation, à la demande du ministre Mariano Rumor.

Tesla Model S Performance – front three-quarter, dark blue on a country roadTesla Model S Performance – detailTesla Model S Performance – detail

Tesla ne communique pas beaucoup de données techniques ; la marque préfère laisser transparaître les résultats. Un exemple ? L’accélération qui, dans le cas de la Model 3 Performance, fait frémir bien des concurrentes plus prestigieuses. Le 0 à 100 km/h est expédié en seulement 3,3 secondes. La sensation, ensuite, est unique en son genre : on voit pratiquement défiler les arbres sur le pare-brise comme Spock voyait défiler les étoiles depuis l’USS Enterprise, le tout dans le silence total.

Tesla Model S Performance – front three-quarter, dark blue against a mountain backdrop

La Model 3 Performance offre en outre, par rapport au reste de la gamme, un mode appelé Track qui permet de personnaliser la voiture sous de très nombreux aspects. Il est en effet possible de créer différents « presets » dans lesquels on modifie des paramètres comme la répartition de la motricité, le contrôle de stabilité et le freinage régénératif. Lorsqu’on l’active, l’écran affiche une infographie qui montre la température et l’état des différents composants ainsi que les forces G qui s’exercent sur la voiture. Très intéressant : de quoi ravir tous les « maniaques » du détail.

Tesla Model S Performance – dashboard, large central touchscreen displayTesla Model S Performance – dashboard, large infotainment touchscreen displayTesla Model S Performance – dashboard, touchscreen infotainment display menu

La Model 3 en essai est par ailleurs dotée de la « conduite autonome au potentiel maximal », une option facturée pas moins de 7500 €. Les fonctionnalités qu’elle offre en plus par rapport à l’Autopilot « de base » sont le changement de voie automatique, l’autopark et la reconnaissance des feux tricolores. La fonction « summon » est également disponible mais, en raison des réglementations techniques européennes, son utilisation est très limitée. À l’avenir, si les normes le permettent, la conduite autonome sur les routes urbaines sera elle aussi débloquée ; en Amérique, elle montre déjà des résultats très prometteurs. Un immense bravo à Tesla : je n’ai jamais essayé un système d’aide à la conduite aussi précis. La capacité de la voiture à prendre toute seule les échangeurs autoroutiers en fonction de l’itinéraire réglé sur le navigateur est bluffante.

Tesla Model S Performance – rear three-quarter, dark blue on a mountain road

Mon âme de geek et de Data Scientist est totalement subjuguée par une telle technologie. Malgré cela, en Europe, je juge l’achat de cette option injustifié, surtout au regard de son prix. Toutefois, dans les semaines qui ont suivi l’essai, Tesla a divisé l’Autopilot en trois niveaux. Désormais, pour 3800 €, il est possible d’acheter toutes les fonctions à l’exception de la conduite autonome en ville et de la reconnaissance des feux tricolores.

Tesla Model S Performance – front three-quarter, blue metallic on a winding mountain roadTesla Model S Performance – dashboard, touchscreen infotainment displayTesla Model S Performance – detail, door sill plate close-up

Chapitre autonomie. Il est toujours difficile de parler de l’autonomie d’une voiture électrique, car elle dépend d’une multitude de facteurs comme la température extérieure, la climatisation, le type de parcours, le nombre de trajets, la vitesse, le vent et bien d’autres encore. La grande batterie de 75 kWh permet toutefois des distances qui, sur le cycle WLTP, atteignent 567 km, à peine moins que la Long Range. Comme dit précédemment, il s’agit cependant d’une donnée purement indicative ; par exemple, avec une conduite attentive et sans emprunter d’autoroutes, il est possible d’allonger encore le kilométrage maximal. On croise facilement des propriétaires qui frôlent les 600 km en ville. Sur autoroute, chauffage allumé, autopilot à 130 km/h et températures extérieures autour de dix degrés, j’ai réussi à parcourir environ 350 km. L’une des pires conditions pour une voiture électrique, surtout si, comme l’exemplaire en essai, elle n’est pas équipée d’une pompe à chaleur.

Tesla Model S Performance – dashboard, digital interface showing a car rendering

Durant cette semaine de test, j’ai également eu le plaisir d’éprouver de manière plus approfondie ce qui est selon moi la « killer feature » de la marque américaine : son réseau de recharge propriétaire et capillaire. Le navigateur planifie les voyages en fonction des stations Supercharger et indique le pourcentage à l’arrivée ainsi que le temps de recharge. En quelques mots : rester en panne est quasiment impossible.

Tesla Model S Performance – detail, charging port close-up

Lors d’un de mes trajets, j’ai fait une halte rapide au Supercharger de Forlì. La particularité de cette station est qu’elle est, pour l’instant, l’un des deux points d’Italie où l’on trouve des bornes de troisième génération. Les avantages qu’apporte cette infrastructure tiennent à la fois à la puissance de recharge, portée jusqu’à un maximum théorique de 250 kW, et à la suppression du partage de l’énergie entre bornes contiguës. La chance a voulu que j’arrive à cette station avec la batterie très déchargée, ce qui m’a permis de tester le potentiel réel des V3 : j’ai en effet touché des pics de 220 kW. Traduit en minutes, on parvient à récupérer 90 % de la batterie en une demi-heure environ. Impressionnant !

Tesla Model S Performance – side profile, blue against a mountain backdrop

La gamme Tesla a actuellement été renouvelée par un restylage assez substantiel. Toutes les Model 3 reçoivent désormais le hayon arrière électrique et la tant attendue pompe à chaleur : un composant que je considère comme essentiel sur une voiture électrique, car plus efficient que la seule résistance, ce qui permet d’obtenir une autonomie supérieure à confort égal.

Tesla Model S Performance – side profile, dark blue against a mountain backdrop

La Tesla Model 3 2021 abandonne en outre toutes les chromes extérieures au profit de finitions noires. Les nouveautés esthétiques touchent aussi l’intérieur, puisqu’on trouve désormais une nouvelle console centrale noir mat sur laquelle prend place une plaque, revêtue de microfibre, pour la recharge sans fil de deux appareils, un port USB-A dans le tunnel central et deux USB de type C. La partie supérieure de l’habitacle change elle aussi légèrement : le volant dispose maintenant de molettes métalliques et les pare-soleil sont magnétiques. Uniquement pour la version Performance 2021, les jantes changent également : on trouve désormais les nouvelles Überturbine de 20 pouces.
Enfin, et ce n’est pas le moins important, toutes les variantes de la Model 3 ont récemment subi une baisse de prix significative qui permet de bénéficier des éco-incitations sur l’ensemble de la gamme.

Tesla Model S Performance – side profile, dark blue against a mountain backdropTesla Model S Performance – dashboard, steering wheel close-upTesla Model S Performance – interior, metal foot pedals

Je considère encore aujourd’hui la petite de la maison américaine comme le meilleur achat, le plus sensé que l’on puisse faire si l’on désire une voiture de ce type. La version de base, si l’on peut la définir ainsi, de la Tesla Model 3 Performance s’achète, éco-incitations déduites, pour 55 750 €. Il m’est arrivé très peu de fois de le dire à propos d’une voiture en essai, mais au moment de la restituer, si j’avais pu, j’en aurais acheté une sur-le-champ.

Tesla Model S Performance – front three-quarter, blue on a mountain road

 

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