Le plaisir ne manque pas tandis que je conduis cette Volkswagen Golf R pour un essai sur route ! Blanche, comme l’était l’autre Golf en finition sportive déjà essayée (cliquez ici pour l’article), elle se fait vraiment remarquer et entendre sur la route. Les différences avec le modèle GTI sont nombreuses et je suis content de les avoir essayées toutes les deux. La Volkswagen Golf R se distingue par sa transmission intégrale 4motion, une ligne d’échappement plus sportive à quatre sorties, une puissance qui atteint 300 ch et quelques détails esthétiques qui la caractérisent. Esthétiquement, la Volkswagen Golf R se reconnaît grâce à ses 4 sorties d’échappement arrière, à son freinage surdimensionné avec logo R sur les étriers et à ses jantes optionnelles de 19’’.



Si le modèle GTI se révélait reconnaissable entre mille avec ses détails rouges pour la carrosserie et l’habitacle, la Volkswagen Golf R cherche presque à masquer son empreinte sportive, comme si elle roulait incognito. La Golf R n’exagère que sur un point : le son ! En choisissant le mode de conduite Race, les soupapes s’ouvrent à l’intérieur de l’échappement et la sonorité envahit aussi bien l’habitacle que l’extérieur, en produisant même de très appréciables pétarades, plus ou moins fortes, lors des montées de rapport et des relâchés de gaz. Une véritable symphonie !

Aujourd’hui, c’est Lorenzo qui est revenu nous tenir compagnie : nous l’avions déjà rencontré dans le précédent article consacré à la Golf. En véritable collectionneur et passionné, il nous a rejoints en ce dimanche de septembre avec une autre Golf iconique, la MK IV R32. Quelle meilleure partenaire de jeu pour ma Volkswagen Golf R ?



La MK IV R32 marque le début du label R pour la Volkswagen Golf. Nous sommes à la charnière entre la fin des années 90 et le début du nouveau millénaire, et les ingénieurs Volkswagen prennent une décision importante : le modèle GTI pouvait être dépassé en termes de puissance, pour le rendre encore plus extrême. C’est ainsi que les techniciens Volkswagen, en ajoutant la transmission intégrale, un majestueux 6 cylindres de 3,2 l et un habitacle plus luxueux, en accord avec le prix de vente, donnent naissance à la Golf R32.



Considérée par beaucoup comme la meilleure hot hatch de tous les temps, la Golf R32 se distinguait par sa transmission intégrale 4Motion, qui n’envoyait du couple aux roues arrière qu’en cas de besoin, au lieu de conserver une répartition fixe de 50:50 comme la plupart de ses concurrentes. Cela lui offrait une tenue de route inaccessible aux autres voitures du marché. Lorenzo, depuis toujours amoureux de cette Golf si particulière, après de longues années passées à en rêver, en aperçoit une à l’abandon près de chez lui.

Jour après jour, il passe devant ce joyau délaissé en rêvant de pouvoir lui offrir les soins dont il aurait besoin. En laissant un petit mot sur cette voiture négligée, il en devint le propriétaire en quelques jours. La restauration complète était devenue une mission ! Grâce à l’aide de son très cher ami de Bolzano Marco Zanotti, propriétaire d’un centre de detailing, et grâce aux soins de la carrosserie Dino, il parvient à rendre à cette MK IV R32 sa splendeur d’antan.



La voici maintenant, aux côtés de la Volkswagen Golf R de ce test drive. Beaucoup de choses ont changé au fil des ans. Technologiquement supérieure en tout point, la Volkswagen Golf R affiche comme changement le plus important son moteur. Le downsizing imposé ces derniers temps a contraint les ingénieurs allemands à remplacer le 6 cylindres par un 4 cylindres turbo. On passe donc du 3,2 l atmosphérique de 241 ch au 2.0 turbo de 300 ch que je conduis. Deux moteurs, deux philosophies différentes, réunis tous deux par le plaisir de conduite et par une poussée extraordinaire.






En les mettant côte à côte, on remarque que tous les détails esthétiques sont restés présents. Les badges R sur la carrosserie à l’extérieur, ainsi que sur les sièges et le volant à l’intérieur, sont positionnés de la même façon. La capacité de Volkswagen à innover tout en restant fidèle au design et aux caractéristiques de ces voitures est vraiment impressionnante. Les deux teintes Onyx White nacré et Deep Blue réunies forment une magnifique combinaison à voir sur la route.



En prenant place à bord des deux voitures, on perçoit encore davantage l’évolution technologique de ces années. Ce qui était un cadran analogique laisse désormais place à un écran numérique ; le lecteur CD et cassettes devient un immense écran LCD haute définition permettant de gérer toutes les fonctionnalités de la voiture. La différence d’âge est là, et elle se ressent.






Ce qui ne change pas, c’est le plaisir à bord ! En conduisant la Volkswagen Golf R, accompagné de Lorenzo, virage après virage, je me rends compte de la précision et de la tenue de route qu’elle est capable d’offrir. La transmission intégrale 4Motion, la direction progressive, la très rapide boîte DSG et l’extraordinaire puissance du moteur travaillent tous ensemble pour offrir une véritable arme de plaisir.



La motricité répartie sur les quatre roues permet d’exploiter tout le couple et toute la puissance du moteur TSI. La voiture est collée à l’asphalte, sans la moindre hésitation. La direction progressive offre de la rapidité dans les changements de direction et une précision absolue en entrée de courbe. La boîte automatique DSG est toujours réactive et procure de belles satisfactions lorsqu’on l’utilise en mode manuel avec les palettes au volant. Tout travaille avec une précision absolue pour garantir les meilleures performances, accompagné d’une symphonie unique qui s’échappe des sorties d’échappement.



Quand on est en revanche fatigué d’en faire trop, en enclenchant les modes ECO ou Comfort, la Volkswagen Golf R redevient une Golf ordinaire : confortable, silencieuse, utilisable à tout moment, avec en prime la sécurité de la transmission intégrale. Cette double âme de la Volkswagen Golf R est sans doute ce qui étonne le plus, après ses extraordinaires performances.



La Golf R est capable de tout offrir : le confort et la sécurité pour un long voyage, accompagné peut-être des excellentes sonorités du système Dynaudio, ou bien des performances de très haut niveau, grâce notamment au système launch control qui garantit des départs impressionnants. En arrivant au terme de ce dimanche de plaisir, nous avons confirmé une fois de plus à quel point la Volkswagen Golf, année après année, est depuis toujours une protagoniste absolue du monde des hot hatch, se rapprochant toujours plus de la perfection.

Testo: Edoardo Mascalchi
Foto: Edoardo Mascalchi
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