Aujourd’hui, nous sommes à bord de la toute nouvelle Hyundai IONIQ 5 pour un essai routier. Après l’avoir essayée en avant-première à Milan, nous sommes ravis de pouvoir la conduire pendant quelques jours pour un test drive approfondi. L’IONIQ 5 est le premier crossover développé et construit sur la plateforme entièrement dédiée aux véhicules électriques de Hyundai, baptisée e-GMP. Nous sommes en particulier à bord de la haut de gamme, à savoir une IONIQ 5 en finition Evolution avec Recharge Pack, qui offre des panneaux photovoltaïques sur le toit et le V2L (Vehicle to Load) intérieur et extérieur.



La Hyundai IONIQ 5 est une automobile qui ne passe certainement pas inaperçue, avec son design unique et futuriste. Grâce à ses lignes épurées et aérodynamiques, elle semble presque tout droit sortie d’un film de science-fiction. Le design est si réussi qu’il masque presque ses dimensions, qui ne sont pas vraiment modestes : on parle tout de même de 464 cm de long pour 189 cm de large. La couleur de l’IONIQ 5 en essai est un argent mat, appelé Gravity Gold par Hyundai. Une teinte très inhabituelle, mais tout aussi bien adaptée à une voiture de ce type.



En résumé, l’IONIQ 5 affiche un design très charismatique et à la forte personnalité, inspiré notamment des formes de la Pony de 1974. La donnée sans doute la plus impressionnante est l’empattement qui, grâce à cette plateforme innovante, parvient à atteindre les 3 mètres. Qu’est-ce que cela implique ? Énormément d’espace à bord ! De ce point de vue, c’est probablement la meilleure voiture que nous ayons essayée sur Car-Shooters.



L’intérieur est lui aussi très futuriste, mais en même temps pratique et bien fini. Côté conducteur, on trouve deux écrans de 12” et un volant à deux branches à la forme résolument avant-gardiste. Sur le volant, on trouve également de bien pratiques commandes rétroéclairées et une touche pour sélectionner le mode de conduite (Eco, Comfort et Sport). Sur le côté, sous le second écran, sont présentes des touches physiques très appréciables pour le réglage des fonctions les plus basiques de la voiture, comme la climatisation et les commandes multimédias. De nos jours, il est rare de voir autant de touches physiques. Enfin, derrière le volant se trouvent le sélecteur du mode de marche et deux palettes permettant de régler l’intensité du freinage régénératif.



Les sièges, revêtus de cuir blanc perforé, sont à la fois chauffants et ventilés, et se révèlent particulièrement confortables. Les revêtements blancs se prolongent également sur les portières, où est aussi présent un système d’éclairage d’ambiance à couleur variable. Autre petit bijou côté sièges : la possibilité de les incliner totalement comme un fauteuil, une belle façon de se reposer pendant les courtes pauses de recharge.



La console centrale ressemble à un meuble. Elle offre beaucoup d’espace et pas moins de 4 ports USB, disposés deux à l’avant et deux à l’arrière. Elle est en outre posée sur des rails qui permettent de la déplacer d’avant en arrière. D’un côté, cela facilite l’organisation des espaces ; de l’autre, cela permet aux conducteurs de toutes les tailles d’avoir l’accoudoir et les vide-poches toujours dans la position la plus adaptée et la plus accessible. Mention spéciale, enfin, pour l’insonorisation, réalisée de main de maître.



L’infotainment est le système classique de Hyundai, légèrement revu au niveau graphique. Toujours réactif et fonctionnel, mais malheureusement la compatibilité avec CarPlay en mode sans fil est absente. Autre bémol, vu et considéré le type de voiture à bord de laquelle nous nous trouvons : les possibilités de personnalisation de l’écran frontal sont bien maigres. D’excellente qualité en revanche, le son de la voiture, confié aux haut-parleurs Bose.



Sur le plan technique, l’IONIQ 5 en essai est dotée de la plus grosse batterie, de 72,6 kWh, et d’une transmission intégrale assurée par deux moteurs, un par essieu. Les deux moteurs génèrent ensemble une puissance totale de pas moins de 305 chevaux et permettent d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 5,1 secondes. L’autonomie annoncée est de 430 km, une donnée qui, en été et avec la climatisation en marche, est atteignable sans aucune difficulté en restant en dehors des autoroutes. De façon réaliste, sur un trajet autoroutier, nous avons constaté une autonomie qui dépasse légèrement les 300 km.



Quand il s’agit de recharger, cette IONIQ 5 est spectaculaire. Grâce à l’architecture 800 V, la courbe de recharge est pour le moins impressionnante. Avec des bornes HPC de 300 kW, nous sommes parvenus à passer de 3 % à 80 % en seulement 25 minutes. En courant alternatif, il est en revanche possible d’utiliser le chargeur de bord (OBC) triphasé de 11 kW qui, en moins d’une nuit, permet de faire le « plein ».



Le châssis de l’IONIQ 5 est globalement orienté confort, la direction n’est à juste titre pas très directe et, malgré les jantes de 20 pouces montées de série sur la finition Evolution, nids-de-poule et irrégularités du revêtement sont très bien absorbés. L’IONIQ 5 offre sécurité et stabilité à toutes les vitesses et, si l’on décide de pousser un peu, on remarque un comportement légèrement survireur.



Les prix de l’IONIQ 5 démarrent à 47 500 pour l’entrée de gamme avec batterie de 58 kWh et moteur unique, pour aller jusqu’à environ 65 000 euros pour la haut de gamme de cet essai.
Globalement, la Hyundai IONIQ 5 est une voiture qui nous a énormément plu et qui, grâce à son design très innovant et à ses qualités de confort, saura sans aucun doute conquérir une bonne part des personnes intéressées par le monde de la mobilité électrique.



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